

La revente de voyage permet à un voyageur qui ne peut plus partir de céder tout ou partie de sa réservation à une autre personne. L’acheteur récupère ainsi un séjour, un hébergement ou des billets à un tarif inférieur au prix initial, à condition que la réservation soit transférable.
En 2026, le budget moyen des vacances d’été atteint 1 748 euros par personne selon Cofidis, en recul de 287 euros en un an. Comprendre les règles de la revente devient essentiel avant d’acheter ou de céder un voyage.
La revente de voyage désigne la cession, par un voyageur empêché de partir, de sa réservation à une autre personne, généralement à prix réduit. Elle se distingue d’une annulation classique car le contrat continue d’exister, seul son titulaire change.
Les raisons sont variées : imprévu de santé, changement professionnel, erreur de réservation, séparation ou impossibilité d’obtenir un remboursement. Revendre permet de limiter la perte plutôt que d’abandonner la somme engagée.
Toutes les réservations ne se valent pas face à la revente. Le tableau suivant résume ce qui est généralement possible, sous réserve des conditions propres à chaque prestataire.
| Type de réservation | Revente possible ? | Point à vérifier |
| Hôtel | Selon les conditions | Changement de nom |
| Séjour à forfait | Selon l’organisateur | Frais de transfert |
| Train | Selon le billet | Billet nominatif |
| Avion | Souvent très encadré | Conditions de la compagnie |
| Croisière | Selon la compagnie | Date limite et frais |
| Location de vacances | Selon le contrat | Accord du prestataire |
Le principe repose sur un transfert de titulaire, encadré par les conditions générales du prestataire. Concrètement, trois grandes étapes se succèdent : mise en vente, mise en relation avec un acheteur, puis changement de nom officiel.
Côté acheteur, la démarche est inverse : recherche d’une annonce, vérification de la réservation, paiement, puis changement de titulaire pour recevoir les nouveaux documents de voyage.
Le changement de nom n’est jamais automatique : il dépend d’une clause contractuelle explicite. Sans cession validée par le prestataire, la revente reste risquée et peut être refusée le jour du départ.
Oui, dans de nombreux cas, mais pas systématiquement. Tout dépend du prix affiché par le vendeur comparé au tarif public disponible au même moment.
Les voyages inutilisés représenteraient plus de 40 milliards de dollars par an dans le monde, selon Transfer Travel. Sa responsable commerciale, citée par le Daily Mail, évoque des économies comprises entre 40 et 70 %, avec une moyenne récente d’environ 62 %.
Plus le départ approche, plus le vendeur cherche à récupérer une partie de son argent sur une réservation non remboursable, ce qui fait baisser les prix.
Non. Il faut systématiquement comparer le prix de revente au tarif disponible en direct au même moment, frais de transfert et de plateforme inclus. Cette vérification permet aussi d’éviter les frais cachés en vacances.
| 🧮 Avant d’acheter, comparez : * Le prix de la réservation revendue. * Le prix actuel disponible en direct. * Les frais de changement de nom. * Les frais de la plateforme. * Les conditions d’annulation. * Les prestations réellement incluses. |
Plusieurs plateformes spécialisées mettent en relation vendeurs et acheteurs de réservations de voyage, avec des modèles économiques différents selon le type de prestation concernée.
Créée en 2016 au Royaume-Uni, Transfer Travel permet de publier gratuitement un séjour inutilisé ; l’acheteur l’acquiert ou négocie le prix, puis le vendeur dispose de 72 heures pour transférer officiellement la réservation.
Elle revendique plus de 162 000 utilisateurs dans 170 pays, une progression de 185 % des annonces en un an, et environ 7 millions de livres sterling (8,2 millions d’euros) de réservations mises en vente depuis début 2026, selon le Daily Mail.
D’autres acteurs existent selon la réservation : Deal&Go pour les réservations non remboursables, Trocdestrains et KelBillet pour les billets de train. Transavia France permet aussi depuis 2025 de revendre son billet via la technologie Fairlyne.
Oui, mais pas de la même manière selon le type de réservation. Certaines cessions sont expressément prévues par la loi, d’autres dépendent uniquement des conditions fixées par le prestataire.
Le Code du tourisme l’autorise clairement : selon l’article L211-11, le voyageur peut transférer son contrat à une personne qui remplit les mêmes conditions, à condition de prévenir l’organisateur suffisamment tôt. Le vendeur et l’acheteur restent tous les deux responsables du paiement du solde et des frais liés à ce transfert (source :
Légifrance, Code du tourisme, article L211-11).
La DGCCRF rappelle par ailleurs les règles applicables aux voyages et séjours à forfait, notamment le droit du voyageur à être informé de sa possibilité de céder son contrat.
La revente d’une réservation d’hôtel dépend des conditions de l’établissement. Certaines réservations restent nominatives et non transférables, d’autres acceptent un changement de nom, parfois avec des frais.
Les règles varient selon la compagnie. Certaines low cost comme Transavia proposent désormais une revente officielle intégrée, mais la majorité des compagnies imposent des billets strictement nominatifs et non cessibles.
Pour la SNCF, près de 98 % des billets sont aujourd’hui nominatifs, un critère qui détermine s’ils peuvent être cédés. La revente entre particuliers reste légale sauf interdiction expresse des conditions générales, mais Ouigo et Eurostar l’excluent car le nom ne peut pas être modifié sur le billet (source :
SNCF Connect, conditions d’échange et de remboursement).
Le transfert d’une réservation entraîne rarement zéro frais. Trois types de coûts doivent être anticipés avant de se lancer.
Le changement de nom sur une réservation n’est pas toujours gratuit : cela dépend du prestataire et du contrat. Certains transporteurs facturent des frais fixes, d’autres l’incluent selon le tarif acheté : Ouigo propose par exemple la modification du nom pour 10 euros par billet.
Il faut distinguer la commission prélevée sur la vente, les frais de paiement, et d’éventuels frais de transfert facturés par le prestataire d’origine. Sur Transfer Travel par exemple, cette commission atteint aujourd’hui 30 % du montant vendu, prélevée seulement une fois la transaction conclue.
La formule reste simple : coût réel = prix de revente + frais de plateforme + frais de transfert. Vous pouvez calculer votre budget voyage pour comparer ce total au prix d’une réservation équivalente en direct.
Avant de racheter les vacances de quelqu’un, gardez en tête ces 4 vérifications essentielles pour savoir si l’offre est réellement avantageuse et éviter les mauvaises surprises.

Le principal risque reste l’achat d’une réservation qui ne peut finalement pas être transférée, voire qui n’existe pas. Consultez les informations à vérifier avant de réserver un voyage à forfait publiées par la DGCCRF.
Demander le numéro de réservation, les documents originaux, et confirmer si possible l’existence du séjour auprès du prestataire avant paiement.
Les protections varient selon la plateforme et le moyen de paiement. Vérifiez aussi les garanties de votre assurance voyage, surtout si la réservation rachetée est proche de la date de départ.
| Critère | Revente de voyage | Réservation classique |
| Prix | Potentiellement très réduit | Prix du marché |
| Choix des dates | Limité | Important |
| Destination | Dépend des annonces | Libre |
| Flexibilité | Souvent faible | Variable |
| Modification | À vérifier | Selon le tarif |
| Risque | Plus élevé | Généralement moindre |
| Dernière minute | Très intéressante | Prix variable |
La revente s’avère surtout pertinente pour les voyageurs flexibles sur les dates et la destination, prêts à accepter moins de choix en échange d’un prix réduit.
Ce n’est pas une solution universelle. Son intérêt dépend surtout du degré de flexibilité du voyageur.
Oui, c’est à l’approche du départ que les prix chutent le plus, les vendeurs voulant limiter leur perte.
Clairement, puisque l’offre dépend des annonces disponibles à un instant donné, rarement d’une destination précise recherchée.
La revente de vacances pour une famille avec enfants dépend surtout des dates scolaires et du nombre de voyageurs fixé par l’annonce.
Pensez aussi à reprendre notre check-list voyage à imprimer pour ne rien oublier une fois le transfert confirmé.
Oui, la revente de voyage peut permettre de réaliser d’importantes économies, surtout pour les voyageurs flexibles et les départs de dernière minute. Elle nécessite toutefois davantage de vérifications qu’une réservation classique : transférabilité, frais de changement de nom, conditions du prestataire et protection de l’acheteur doivent être contrôlés avant le paiement.
Pour aller plus loin dans la préparation de votre prochain séjour, découvrez aussi nos conseils pour repérer les frais cachés des vacances et notre checklist de voyage complète avant de partir.
Oui, c’est le cas le plus fréquent : la revente limite la perte sur une réservation non remboursable.
Cela dépend du contrat signé. Pour un forfait touristique, le Code du tourisme prévoit un droit de cession, sous réserve d’un délai raisonnable.
Changer le nom d’une réservation de vacances est souvent possible, mais uniquement si le prestataire l’autorise. Sans cette autorisation, mieux vaut renoncer à la revente.
Oui, si la réservation hôtelière est indépendante du reste du séjour et transférable selon les conditions de l’établissement.
La revente d’un billet d’avion dépend de la compagnie. Certaines proposent une revente officielle, la majorité imposent un billet nominatif non cessible.
Oui, comme pour toute transaction entre particuliers, le prix reste souvent négociable à l’approche de la date limite de transfert.
Le vendeur perd la somme engagée sur une réservation non remboursable, sauf remboursement partiel via une assurance annulation.


